En Janvier 1943, un bombardement de l'aviation britannique sur le viaduc de Morlaix fait de nombreuses victimes dans la population civile, parmi lesquelles trente-neuf enfants d'une école maternelle catholique. Dès les obsèques, on observe une volonté de pérennisation de leur souvenir par une future inhumation collective sur les lieux du drame, dans la crypte d'une chapelle édifiée comme mémorial et dédiée à Notre-Dame-des-Anges. Mais ce projet se heurte à divers obstacles qui tiennent notamment à ses connotations particulières, catholique et bretonne, peu propices à une appropriation collective par la population locale, et au fait qu'il attire inévitablement l'attention sur les erreurs du commandement allié pendant la guerre. S'il aboutit malgré tout, en 1957, c'est au prix d'une reconfiguration de la mémoire initiale, réadaptée au nouveau cours des choses. Suit une longue période de quasi oubli, juqu'au moment òu, au milieu des années 1990, la valorisation générale du devoir de mémoire et le regard nouveau porté sur la Deuxième Guerre mondiale conduisent à une récupération symbolique de ce lieu désormais investi sur un mode consensuel.
lundi 4 août 2008
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1 commentaire:
Il y eu 50 millions de tués entre 39 et 45. Est-ce que cela nous a servi de leçon ?
Vu les miribolants contrats de ventes d'armes, je doute fort...
Papynet
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